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Passage à niveau.

38 accidents aux passages à niveau en 2018

Un seuil record d’accidents aux passages à niveau en 2018, mais un nombre de victimes dramatiquement stable.

Tous les jours, des inconscients traversent aux passages à niveau lorsque ceux-ci sont fermés. Certains évitent les accidents de justesse, d’autres n’y échappent pas. Le nombre de décès est resté dramatiquement stable : 9 victimes comme l’an dernier. L’imprudence et le non-respect du code de la route demeurent encore et toujours la cause n°1 des accidents, malgré la suppression de 16 passages à niveau et 8 mis hors service durant l’année 2018. Au total, il y a eu une diminution de 17,4% de passages à niveau depuis 2005 à aujourd’hui. Afin d’éviter un maximum les accidents, un nouvel outil de sécurité va voir le jour cet été : des autocollants « carte d’identité » du passage à niveau.

Nouveauté 2019 : la « carte d’identité » du passage à niveau

Afin de pouvoir agir au plus vite lorsqu’un incident se produit à hauteur ou sur un passage à niveau, il est impératif de localiser précisément l’intersection rail/route concernée. Nous avons décidé d’attribuer à chacun des 1.429 passages à niveaux publics et doté d’une signalisation active, une identité grâce à la mise en place d’un autocollant.

L’autocollant contient des informations telles que le numéro officiel du passage à niveau et de la ligne qui permettront au service de secours d’intervenir, et au Traffic control de localiser précisément le lieu de l’incident et d’informer immédiatement les conducteurs des trains en approche. La pose de ces premiers stickers est prévue cet été.

Autocollant carte d’identité du passage à niveau.

Dans 6 cas sur 10, la personne accidentée est un riverain

Les analyses « post-accidents » confortent les constats des années précédentes : les accidents se produisent toujours en majorité en heures de pointe (7h-9h et 17h-19h) et impliquent le plus souvent un riverain du passage à niveau concerné dans une tranche d’âge « plus de 70 ans ».  L’habitude, et une attitude peu judicieuse « je connais bien l’endroit », contribuent donc indéniablement aux accidents.

Campagnes et sensibilisation dans les écoles

L’an dernier, deux nouvelles campagnes ont été initiées. Le crash-test, une expérience abondamment partagée sur les réseaux sociaux montrant la violence de l’impact en cas de heurt avec un train. Ainsi que la campagne de sensibilisation de 3 jours qui a touché près de 1000 chauffeurs, organisée dans le port d’Anvers. On note que le nombre d’accidents enregistrés dans les ports a baissé de façon spectaculaire par rapport à 2017 passant de 18 à 10 faits soit une diminution de 44%.

En 2018, nous avons également renforcé notre présence dans les écoles, ce qui a permis de toucher 15.200 élèves du primaire et du secondaire durant nos 42 journées de sensibilisation aux « bons comportements à adopter aux abords du domaine ferroviaire », organisées aux 4 coins du pays.

Chaque jour, 2h de retard suite à un incident

Outre les drames qu’ils occasionnent, les incidents aux passages à niveau sont aussi source de perturbations et de retards pour le trafic ferroviaire. Nous avons recensés 388 incidents (en ce compris de « simples » heurts de barrière ou encore des accidents routiers se produisant à proximité du passage) contre 445 l’année précédente. Ils ont entraîné 41.291 minutes de retard cumulées, soit une moyenne de 1h53 par jour. Il s’agit d’une baisse notable des retards de 34% en comparaison avec 2017.

Infographie bilan 2018 - passages à niveau.